Tu t’intéresses aux salaires dans le bâtiment après le lycée et tu te demandes si ton futur métier te permettra d’être autonome rapidement ? On va voir ensemble combien gagne un débutant, quelles primes existent, comment évoluent les revenus et comment ton Bac Pro TEB peut peser dans la balance.

Comprendre les salaires dans le bâtiment après le Bac Pro TEB
Quand tu sors d’un Bac Pro TEB, tu peux viser des postes de niveau ouvrier qualifié, employé, ou directement technicien en bureau d’études. Le niveau de rémunération dépend surtout de ton type de poste, de ta région et de la convention collective appliquée.
Dans le bâtiment, les salaires de base sont encadrés par des conventions nationales et régionales, qui fixent une grille avec des coefficients (150, 170, 185, etc.). Chaque coefficient correspond à un niveau de qualification, de responsabilité et d’autonomie. Plus ton coefficient est élevé, plus ton salaire minimal augmente.
Par exemple, un ouvrier ou manœuvre débutant en coefficient 150 a un salaire horaire minimum autour de 11,95 € brut en 2025, alors qu’un poste de technicien ou conducteur de travaux autour du coefficient 250 tourne plutôt autour de 18 € brut de l’heure.
En parallèle, les métiers liés au Technicien d’Études du Bâtiment sont souvent classés dans la catégorie ETAM (employés, techniciens et agents de maîtrise), qui dispose aussi de salaires minimaux par niveau et coefficient. Là encore, ton diplôme et ton expérience permettent de viser plus vite les coefficients supérieurs.
Premiers emplois après le baccalauréat professionnel : niveaux de rémunération
Concrètement, que se passe-t-il quand tu entres sur le marché du travail après le lycée ? Pour un jeune sans expérience, la rémunération de base se situe souvent entre le minimum conventionnel et un léger plus si tu as fait beaucoup de stages sérieux en entreprise.
Tu te demandes peut-être pourquoi deux camarades avec le même diplôme ne touchent pas la même paie au début ? Souvent, la différence vient du type de contrat (apprentissage ou non), de la taille de l’entreprise et du poste exact occupé sur chantier ou en bureau d’études.
Voici un tableau simplifié inspiré des grilles du BTP pour te donner un ordre d’idée des salaires bruts minimums mensuels sur 35 h (les montants peuvent varier selon ta région, tes conventions et les accords d’entreprise) :
| Profil type après le lycée | Coefficient indicatif | Salaire brut mensuel approximatif |
|---|---|---|
| Manœuvre / ouvrier débutant | 150 | Autour de 1 550–1 850 € |
| Ouvrier qualifié (maçon, plaquiste, coffreur) | 185 | Environ 1 800–2 000 € |
| Chef d’équipe chantier | 210–230 | Environ 2 000–2 300 € |
| Technicien d’Études du Bâtiment junior en bureau d’études | 230–250 (ETAM) | Environ 2 000–2 400 € |
Ce tableau ne remplace pas une vraie grille salariale, mais il te montre que le niveau technicien lié au Bac Pro TEB se situe généralement au-dessus d’un simple poste ouvrier débutant, surtout si l’entreprise valorise tes compétences en dessin, métré et préparation de chantier.
De mon côté, j’ai souvent vu des élèves de cette filière commencer un peu en dessous de ces fourchettes, puis obtenir une prime ou une revalorisation après la période d’essai, une fois qu’ils avaient prouvé leur sérieux sur chantier ou au bureau.
Primes, indemnités et avantages dans le secteur du bâtiment
Dans le bâtiment, le salaire de base ne raconte pas toute l’histoire. Une grande partie de ta rémunération réelle vient aussi des primes et indemnités liées aux déplacements, au repas, à la pénibilité ou à la performance.
Les conventions collectives prévoient, selon les régions, des indemnités de panier repas, de trajet et de transport. Par exemple, l’indemnité de panier peut tourner autour de 10,50 € par jour, ce qui fait une somme non négligeable sur le mois si tu es souvent sur chantier.
Voici des exemples d’éléments qui peuvent s’ajouter à ton salaire brut :
- Indemnité de repas quand tu manges sur chantier plutôt qu’à ton domicile.
- Indemnité de transport ou de petits déplacements, selon la distance domicile–chantier.
- Prime de vacances ou de fin d’année prévue par certains accords de branche.
- Éventuelle prime de performance, de chantier terminé en avance ou sans réserve.
- Prise en charge d’une partie des frais de formation continue ou des habilitations.
Attention cependant : ces indemnités ne doivent pas compenser un mauvais salaire de base, elles servent à rembourser des frais ou à reconnaître des contraintes spécifiques. Quand tu liras ton contrat, regarde bien la partie « salaire de base » séparément des primes et des indemnités.
En tant qu’élève ou futur diplômé, tu peux t’entraîner à décrypter une fiche de paie et une convention collective. C’est un bon exercice, au même titre que s’entraîner avec un simulateur de notes pour anticiper tes résultats au diplôme.
218 Fiches de Révision – Bac Pro TEB
En savoir plusÉvolution de la rémunération d'un Technicien d’Études du Bâtiment
La vraie question pour toi, ce n’est pas seulement « combien je gagne au départ », mais surtout « à quelle vitesse ma rémunération peut progresser ». Dans les métiers du bâtiment liés aux études et à l’économie de la construction, l’évolution peut être assez rapide si tu développes tes compétences.
Tu n’es pas sûr(e) de la façon dont ton poste peut monter en responsabilités ? En général, un Technicien d’Études du Bâtiment commence par réaliser des métrés, des plans et des devis simples, puis prend en charge progressivement la préparation complète de dossiers et parfois même la coordination entre le bureau et le chantier.
Voici un exemple d’évolution possible de carrière et de salaire sur les premières années (les montants restent indicatifs et varient selon les régions et les entreprises) :
- 0 à 2 ans d’expérience : technicien junior, salaire brut souvent entre 1 900 et 2 200 € + indemnités éventuelles.
- 3 à 5 ans d’expérience : technicien confirmé ou assistant conducteur de travaux, autour de 2 200 à 2 600 € brut.
- 5 à 8 ans d’expérience : référent technique, conducteur de travaux ou chargé d’études, parfois 2 600 à 3 000 € brut ou plus selon les responsabilités.
En parallèle, beaucoup de diplômés de ce cursus poursuivent leurs études en BTS bâtiment, BTS enveloppe des bâtiments ou BTS management économique de la construction. Ces poursuites augmentent tes chances d’accéder à des postes mieux rémunérés à moyen terme.
Les données d’InserJeunes, relayées par l’Onisep, montrent d’ailleurs qu’une part importante des titulaires de ce diplôme continue en formation supérieure (autour de 60 à 70 % selon les établissements), ce qui confirme que beaucoup misent sur cette stratégie pour améliorer leur avenir professionnel.
Comparer les débouchés : chantier, bureau d'études et poursuites d'études
Après ton lycée professionnel, tu as plusieurs options : entrer directement sur chantier, travailler en bureau d’études, ou poursuivre en BTS. Chacune de ces voies a un impact différent sur ta rémunération à court et à moyen terme.
Sur chantier, les débuts peuvent être un peu plus modestes qu’en bureau d’études, surtout pour un profil très débutant. En revanche, les heures supplémentaires, les primes de déplacement et certains rythmes de travail peuvent faire grimper ton revenu réel rapidement.
En bureau d’études, les horaires sont parfois plus réguliers et la progression des salaires suit souvent la grille ETAM avec des coefficients plus élevés au fur et à mesure que tu gères des dossiers complexes (études complètes, relation avec les clients, suivi de chantier, etc.).
Enfin, la poursuite d’études en BTS peut repousser d’un ou deux ans ton entrée à plein temps sur le marché du travail, mais te permettre d’accéder plus vite à des postes de technicien supérieur, chef d’équipe, ou même de futur cadre, avec une rémunération plus élevée et une marge de progression plus importante.
De mon expérience, les élèves qui réussissent le mieux à long terme sont ceux qui combinent : une base solide en dessin et métré, un bon niveau de communication avec les équipes de chantier et une vraie curiosité pour la réglementation technique et les coûts. Cette combinaison est très appréciée dans les cabinets d’économie de la construction et les entreprises de taille moyenne.
Conclusion sur les salaires dans le bâtiment après le lycée
Pour résumer, les salaires dans le bâtiment après le lycée varient beaucoup selon le type de poste, la région et ton parcours, mais un diplômé du Bac Pro TEB a clairement des atouts pour viser des niveaux de rémunération supérieurs à ceux d’un simple ouvrier débutant. Ton sérieux en stage, ta capacité à lire une grille de salaires et à négocier les primes comptent autant que ton diplôme.
Je te conseille de rester informé des accords de branche, de suivre les mises à jour des conventions collectives sur les sites officiels comme le Code du travail numérique (Source : code.travail.gouv.fr) et de te renseigner sur les débouchés détaillés auprès de l’Onisep (Source : Onisep.fr).
D’ailleurs, si tu es en Bac Pro TEB ou que tu souhaites intégrer cette formation, nous proposons un E-Book de Fiches de Révision pour t’aider à réviser l’ensemble de tes épreuves. Dans ce Pack Complet de Révision, tu trouveras par exemple des fiches sur le métré et l’estimation des coûts, la lecture de plans d’exécution, des modèles de fiches de stage en bureau d’études ou en entreprise de construction et des schémas de structures pour mémoriser plus vite. Pour en savoir plus, c’est par ici. Bon courage dans tes révisions 🚀
Questions fréquentes sur salaire Bac Pro TEB
Quel salaire un diplômé Bac Pro TEB perçoit-il en début ?
Tu peux toucher environ 1 900–2 200 € brut par mois comme technicien junior. Le montant varie selon la région, la convention et tes stages en entreprise.
Quelles primes et indemnités complètent son salaire dans le bâtiment ?
Tu peux recevoir indemnité de panier (~10,50 €/jour), frais de transport, primes de vacances ou de performance. Vérifie ton contrat pour distinguer salaire de base et indemnités remboursant des frais.
Comment évolue son salaire avec un Bac Pro TEB sur 5 ans ?
Au départ tu es souvent à 1 900–2 200 € brut; après 3–5 ans tu peux viser 2 200–2 600 € selon responsabilités. Monter en responsabilités et compétences accélère la progression.
Quel salaire un apprenti du bâtiment touche-t-il puis en CDI ?
Comme apprenti tu touches souvent un pourcentage du SMIC inférieur au salaire conventionnel. En CDI ton salaire remonte au minimum conventionnel selon ton coefficient, généralement un saut significatif.